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Mercredi 21 octobre 2009





Joan Baez entre dans une catégorie très restreinte d'artistes. Ceux dont on peut acheter les nouveaux albums les yeux fermés, sans écoute préalable : ce sera forcément bon.
L'album Day after tomorrow est, comme attendu, une petite merveille. Toujours le même registre un peu folk, avec des textes qui ont du sens et des guitares toujours aussi maîtrisées.

En ouverture, God is God plante le décor avec un texte universel. Une foi que l'on retrouve dans Rose of Sharon. Comme Joan Baez l'explique sur scène, avec les années, sa voix est devenu plus grave. Ce n'est que pour mieux interpréter des textes que l'on ressent comme très personnels.
Scarlet Tide (non rien à voir avec Autant en emporte le vent) aborde un sujet grave, la guerre. On peut ne pas adhérer, mais la simplicité des mots et de l'interprétation font éclater tous les préjugés. L'émotion de Henry Russell's Last Words ne peut laisser indifférent, pas plus que la douceur de Mary. Pas besoin de partager cette foi religieuse pour que les frissons vous envahissent.

Que dire sur cet album qui se referme sur Jericho Road, un peu plus rythmé que l'ensemble tout en étant très dépouillé, quasiment a capella ? Simplement qu'il est indispensable à tous ceux qui n'ont pas encore la chance de connaître Joan Baez. Incontournable. Même s'il ne dispense pas de s'intéresser également à l'intégralité de sa carrière.

PS : Joan Baez fait étape en ce moment en France. Si vous êtes près d'Amiens (ce soir), Rodez, Montpellier, Nantes ou Tours, ne la ratez pas !


Track list
God is God / Rose of Sharon / Scarlet Tide / Day after tomorrow / Henry Russell's last words / I am a wanderer / Mary / Requiem / The lower Road / Jericho Road.

Par SoF76 - Publié dans : 5 étoiles - Communauté : Toutes les musiques
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Mardi 6 octobre 2009



Je situe tout de suite le contexte : concernant Whitney Houston, je m'étais arrêtée à l'époque Bodyguard. C'est dire que ça remonte à loin ! Ce n'est donc pas sans une certaine curiosité que j'ai écouté cet album, paraît-il très attendu depuis des années. Plus c'est long, plus c'est bon ? Et bien non !

Déjà, à la première écoute, interrogation : euh, vous êtes sûrs que c'est bien Whitney Houston qui chante là ? Ok, je veux bien que ces dernières années ne l'aient pas épargnée mais j'ai franchement du mal à reconnaître sa voix. Sur la première phrase de I look to you, on dirait plus Michael Jackson !
D'accord, je veux bien vous croire, c'est Whitney Houston. Le changement vocal n'est sans doute pas pour déplaire à tout le monde (n'est-ce pas Sof76 ?)


Alors, zappons le chapitre "voix" et concentrons-nous sur la musique. Million Dollar Bill pour commencer. Ca me rappelle quelque chose... Ces "Oh oh"... Mince, je trouve pas... Allez, disons un mix entre le groupe Images et Sheila époque Spacer. J'exagère ? A peine !

On continue avec Nothin' but love. Je m'étais dit que je serai indulgente à l'écoute de cet album mais, déjà, dès le deuxième titre, la déception est trop grande. Aucune originalité dans ce morceau, du pseudo R&B sans racine. Je ne veux pas entasser complètement l'album, alors j'arrête déjà là dans le déroulé des titres. Je m'arrête quand même quelques lignes sur le titre I didn't know my own strength. Les paroles lui vont à merveille, malheureusement la musique sombre dans le too much de ce que j'appelle le lyrisme hollywoodien. Ce n'est pas une comédie musicale mais c'est pas loin. Dommage.


Après tant d'années, que pouvions nous attendre de Whitney Houston ? Beaucoup de choses, mais pas ça ! Un album plus personnel, différent de ce que toutes ces starlettes sans avenir musical nous vomissent à longueur de temps sur les ondes, autre chose qu'un album formaté, sans personnalité et sans âme. Oh, ce n'est pas une torture de l'écouter, à force, en musique de fond, on peut même finir par trouver ça agréable, sans plus. Elle aurait pu tirer profit de l'évolution de sa voix, c'est raté.

Enfin, elle est de retour. Espèrons que le prochain album aura un peu plus de profondeur. Moins, ce sera dur...


Track list :
Million dollar Bill / Nothin' but love / Call you tonight / I look to you / Like I never left / A song for you / I didn't konw my own strength / Worth it / For the lovers / I got you / Salute


Par Steph - Publié dans : 2 étoiles
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Mercredi 16 septembre 2009



Nous avons tous, dans notre discothèque personnelle, un album de référence. Un album qu'on a déjà écouté des centaines de fois, que l'on connaît par coeur... et qu'on ne se lasse pourtant pas de réécouter, encore et toujours.
J'avais pourtant promis aux co-blogueurs de ne pas chroniquer un album d'Elvis Presley mais celui-là est tellement incontournable que ce serait un crime de ne pas l'évoquer.
Sorti en octobre 1956, Elvis est le deuxième album de Presley chez RCA. Celui qui lui offre définitivement le statut de King. A l'intérieur, trois reprises de Little Richard, Rip it up, Ready Teddy et Long tall sally. Toute la fougue et l'énergie du jeune Elvis pour des titres qui trouvent là, incontestablement, leur version définitive. Avec Love Me, le rythme retombe pour une ballade intemporelle où la voix douce et suave du King prend toute sa dimension. De quoi donner des frissons ! Anyplace is paradise est dans la même lignée. When my blue moon turns to gold again, au rythme un peu country, s'avère très plaisant même si j'avoue un faible pour la version unplugged qu'Elvis en fera quelques années plus tard lors de son comeback télévisé. Dans le registre country, le classique Old Shep trouve toute sa place sur un album qui nous scotche du début à la fin.
Entouré de Bill Black, DJ Fontana et Scotty Moore - the guitar that changed the world - Elvis nous livre ici un album complet, les racines de la musique moderne, où seul How's the world treating you s'avère un ton en dessous.
Une fois glissé dans la platine, all we can do is stand there, paralyzed !



Track list :
Rip it up / Love me / When my blue moon turns to gold again / Long tall Sally / First in line / Paralyzed / So glad you're mine / Old Shep / Ready Teddy / Anyplace is paradise / How's the world treating you / How do you think I feel


Et vous, quel est votre album de légende ?
Par SoF76 - Publié dans : 5 étoiles - Communauté : Toutes les musiques
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Jeudi 13 août 2009




Chaque année, la même rengaine. Les chaînes de télévision - s'accouplant en général avec une marque de soda - décident de ce que vous allez écouter durant ces mois ensoleillés. De gré ou de force ! Chacune mise sur ce qui lui semble le plus vendeur, un chanteur ou un groupe forcément exotique dont la carrière, bien souvent, ne passera pas l'hiver. Allez, tentons un petit jeu. Sans tricher, essayez de vous rappeler les interprètes de ces "tubes de l'été" que furent Yakalelo, Dam dam deo, Alane ou la Soca dance. Oui, vous avez fredonné tout ça au moins une fois, vaincu par le matraquage de ce marketing estival. A moins de partir quatre mois au Kirghizstan dans une yourte mongol, pas moyen d'échapper à ce pénible rituel.
Miraculeusement, cette année, je pensais être passée au travers. Jusqu'à ces derniers jours où j'ai entendu la Lady Melody de Tom Frager. Côté exotisme, le service public a trouvé le "produit" parfait : ancien surfeur né en Afrique, élevé en Guadeloupe, beau gosse aux yeux bleus (ok, l'esthétique ça se discute). Mais musicalement, ça donne quoi ? Lady Melody remplit parfaitement son rôle de tube de l'été. Une musique légère, plutôt sympa, un refrain facile à retenir. D'un point de vue marketing, le cocktail semble quasi parfait.
Il serait toutefois dommage de réduire Tom Frager et Gwayav à ce simple morceau. Better Days, essentiellement en anglais, mérite l'écoute. L'album s'ouvre sur Give me that love, au rythme reggae comme la grande majorité des morceaux. On s'éloigne un peu de la Jamaïque avec Birds ask for you qui calme le jeu avant les cuivres de l'intro d'Alice qui oscille entre le folk et le jazzy. Retour au reggae avec You will be  puis Better Days... C'est alors que survient le principal problème de cet album : la lassitude de l'auditeur. Les morceaux finissent par se confondre dans un album certes cohérent mais trop linéaire et sans surprise. Dommage. La solution pour contourner le problème ? Picorer dans ce Better Days de petits grains de soleil caribéen, en prenant garde à l'overdose.

Track list :

Give me that love / Lade Melody / Birds ask for you / Alice / Fall / You will be / Même si je sais / Better days / Gwadinina / Libre et léger / Je ne suis pas vraiment jaloux / All I can do / Deep in my heart

Par SoF76 - Publié dans : 2 étoiles 1/2 - Communauté : Toutes les musiques
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Mercredi 29 juillet 2009



J’ai suivi l’intégralité du superbe parcours sans faute du p’tit Willem lors de sa découverte à l’émission de télé crochet La Nouvelle Star en 2006. J’ai également acheté son premier album Inventaire…Je l’avais trouvé fort sympathique même si un peu fourre tout, genre : « Eh les mecs - et les filles aussi hein - matez-moi un peu ce registre ! Même du gospel ! ». Et plutôt bien fait : Demain.

Bref, j’attendais donc avec une impatience non feinte la sortie de ce second opus willemien , annoncé à grand renfort de pub et de newsletters… Vive L’Open Disc. Le premier single extrait de cet album, Berlin, commençait à pointer son nez sur nos ondes : Mouaip pas mal…ça bouge bien... Oh et pis y’a même Super Nannie dans le clip… Il a dû avoir une enfance difficile Totof…Chouette son nouveau look, ça fait plus propre…J’ai hâte !

Comme je suis un jusqu’au boutiste, je commande même la version Collector Deluxe Edition, format livre avec 2 CD. Ce superbe paquet arriva donc… : « Joli packaging ma foi…Tiens, il a les mêmes lunettes que Camelia Jordana…Belles photos à l’intérieur… » Je glisse le premier CD à l’intérieur, le second comportant des versions originales : L’Homme en noir,  des alternatives ou des remixes.

Première écoute, premier titre Ouverture. Houla ! C’est violent cette guitare électrique ! Bon…Arrive l’Homme en noir pas mal sans plus...Aaaaaaaaaaah le duo avec la splendide Kylie Minogue : Sensitized ça devrait cartonner un max ! Bah…Nan…C’est lénifiant au possible, énorme déception que ce titre, c’est totalement manqué, même avec le sample d’une chanson de Gainsbourg rien n’y fait, hormis "un faire valoir ?"…Et le problème de cet album, c’est qu’aucune autre chanson ne vous happera, allez soyons large, Heartbox vous éveillera de cette espèce de torpeur irritante que m’a irrémédiablement procuré ce "non album". Et force est de constater qu’il n’y a aucun tube dans ce nouvel opus, le demi-échec commercial de Berlin est là pour le démontrer. Les autres chansons sont - malheureusement - sans aucun intérêt. Fort dommage, je l’aime bien moi Christophe mais là pour le coup son "album Electro-Pop" m’est passé au-dessus tel un vol de cormorans un soir de nuit noire et profonde...Next !

Je retourne écouter Fred Viola…

Track list :

Ouverture / L'homme en noir / 
Sensitized (avec Kylie Minogue) / Berlin / La demande / Entre nous et le sol / Plus que tout / Coffee / Fragile / Trash / Tu te fous de nous / Heartbox / Yaourt et lavabo / Si je tombais.

Par Thierry B. - Publié dans : 1 étoile - Communauté : Toutes les musiques
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