Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 15:35

4etoiles.jpg

eddyJuste avant Noël, en rentrant du boulot un samedi soir, j'allume machinalement la télé. Sur la mosaique, j'aperçois Eddy Mitchell sur France 2. Hop, je zappe. Monsieur Eddy était en effet invité chez Ruquier où il était en train de subir la critique de son dernier album par l'inénarrable Eric Zemmour. Vous connaissez Zemmour ? Mais si, ce pseudo journaliste au pseudo journal Le Figaro. Ce type qui n'aime rien ni personne à part lui - et encore - expliquait qu'il n'avait pas franchement apprécié l'album Grand Ecran parce que, dans le style, c'était du Eddy Mitchell ! Eh tu t'attendais à entendre quoi, pauvre cake ? Du Grand Corps Malade ou du Diams ?

Oui, dans le style, c'est du Eddy Mitchell et c'est justement ce qu'on attend et espère en achetant l'un de ses albums. Dans l'Express, le journaliste écrivait que l'artiste ne s'était pas foulé et qu'il avait surtout pensé à se faire plaisir. Peut-être. Mais pas égoiste le Eddy, ce plaisir il le partage avec ceux qui l'écoutent. Pour commencer, Frappe aux Portes du Paradis, adaptation de Knockin' on Heaven's door. Oubliez la version électrique des Guns and Roses. Le premier morceau de cet album reprend la version plus accoustique  de Bob Dylan dans "Billy The Kid". L'album s'appelle Grand Ecran non ?


(J'ouvre une parenthèse qui n'a rien à voir avec l'album : saviez-vous qu'en Australie, les deux chansons les plus jouées aux enterrements sont Knockin' on Heaven's door et Another one bites the dust ?)


Retour à l'album. Toute la pluie tombe sur moi dans une adaptation forcément très moderne par rapport à l'original. Pas déplaisant mais je ne suis pas fan du morceau au départ donc... Joker ! Je t'appartiens. J'y peux rien, avec cette chanson, je n'arrive pas à décrocher du Let it be me d'Elvis Presley. Donc, pour la seconde fois consécutive : joker !
On enchaine : Comme un étranger dans la ville, adaptation de Everybody's Talking d'Harry Nilsson. Pour le coup, c'est une réussite. Poser des paroles françaises sur un titre en anglais est toujours un exercice compliqué. Ces quarante, voire cinquante dernières années nous en ont offert des centaines d'exemples. Sur ce titre, aucun problème. Les arrangements musicaux rappellent ceux de Nilsson, tout en s'en détachant suffisamment pour faire de cette version un titre à part entière.
Eddy côté crooner sur Les Feuilles Mortes, avec peut-être un peu trop d'effets de voix qui peuvent en gêner certains. Pas moi, j'adore sa voix !
Surprise sur Hier encore. Rien à voir avec la version de Charles Aznavour, qui flirte toujours avec le triste et le mélo. Là, le rythme est plus élevé, ce qui donne au texte une tout autre coloration. J'adhère. Tout comme sur Garde moi la dernière danse (Save the last dance for me), dynamique et enlevé, avec une intro au piono à la Jerry Lee Lewis. Je file droit adaptation de I walk the Line de Johnny Cash démarre un ton (ou un demi ton, j'en sais rien j'suis pas spécialiste) de la version originale et sur un rythme un peu plus ralenti. Pas mal quand même.
Un petit duo avec Melody Gardot pour Derrière l'arc en ciel/Over the Rainbow. Le problème de ces chansons maintes et maintes fois reprises, c'est lorsqu'une version nous a accroché, difficile de s'en détacher. Pour moi, c'est celle d'Israel Kamakawiwo'ole et sa voix d'ange. Elle surpasse toutes les autres, y compris celle présente sur cet album qui a parfois des petits airs de bossa nova pourtant pas désagréables.
Pour clôre l'album, une nouvelle version de la Dernière Séance. Eddy revu par Mitchell. A choisir, je vote pour l'original mais cette séance version 2009 n'est pas inintéressante, avec ses guitares bien présentes.

Pour résumer, ne vous attendez pas à une énorme surprise ou à une grande claque en glissant cet album sur votre platine. C'est simplement du Eddy Mitchell. Et franchement, c'est bon !

Tracklist :

Frappe aux portes du paradis / Toute la pluie tombe sur moi / Je t'appartiens / Comme un étranger dans la ville / J'aime Avril à Paris / Les feuilles mortes / Seize tonnes / Pleurer des rivières / Ma plus belle année / Si toi aussi tu m'abandonnes / Hier encore / Je file droit / Celui qui est seul / Garde moi la dernière danse / Derrière l'arc en ciel . Over the rainbow / La dernière séance

 

 

Par SoF76 - Publié dans : 4 étoiles - Communauté : webzine musical
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 01:21

Par SoF76 - Communauté : Toutes les musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 23:21




Impossible ! Vous n'avez pas pu échapper à Susan Boyle ! Ni à la video de son passage dans l'émission Britain's got talent, visionnée des millions et des millions de fois sur internet.
Comme tout le monde, j'ai été bluffée par sa voix. L'album serait-il à la hauteur ? La réponse tombe dès les premiers accords...
Un CD en noir et or. Un livret reprenant les paroles des chansons avec, sous chaque titre, un petit mot manuscrit où Susan Boyle explique sa façon de ressentir le titre. Pourquoi pas.
Du côté de la tracklist, il y a du lourd. Le disque s'ouvre sur Wild Horses, reprise des Rolling Stones qui avait été lancé comme single avant la sortie de l'album. Ok, je ne ferai pas de comparaison avec l'original parce que, déjà, il n'y a pas la guitare de Keith Richards... Ici la version débute avec un piano/voix avant que les violons ne viennent se joindre à la fête. Un scénario récurrent tout au long de l'album.
Vient ensuite I dreamed a dream, qui donne son nom à l'opus, le titre qui l'a révélé au monde entier. Puis un Cry me a river avec lequel elle est très familière pour l'avoir déjà chanté en public il y a quelques années. Très agréable.
Le How Great Thou art qui suit achève de conquérir l'auditeur. La voix de Susan Boyle, cette voix si pure, est bien mise en valeur, même lors de la partie "choeur d'église" (sic) qui arrive au dernier tiers du morceau avant un final quasiment a capella. Après les Stones, Madonna avec You'll see. Décidément, elle ne doute de rien... et elle a bien raison ! Sa version tient sans problème la comparaison avec celle de la Madonne.
Amazing Grace, un classique, débute plutôt bien avec un accompagnement très discret. Mais - il fallait bien un mais quelque part - les choeurs qui débarquent à mi-morceau viennent couvrir un peu trop la voix de Boyle. Question de goût. J'ai aimé, d'autres "auditeurs témoins"   moins.
Who I was born to be est un morceau touchant, même s'il a tendance à verser dans le pseudo lyrique qu'on retrouve généralement dans les comédies musicales. Vous voyez le genre ?
Pour refermer l'album, une chanson de saison, Silent Night. Encore le même scénario : d'abord, Susan Boyle qui chante seule et réussi à faire passer l'émotion... et puis les choeurs qui reviennent. Moins gênants toutefois que sur
Amazing Grace.

Hormis le manque de morceaux originaux, pas grand chose à reprocher à cet album, qui détient le record de pré-ventes sur le web. Je mets une petite pièce sur le fait que la grande majorité des pré-acheteurs, tombé sous le charme de cette incroyable voix, ne seront pas déçus. La voix est là. Pari gagné.

Tracklist :
Wild Horses / I Dreamed a Dream / Cry me a River / How Great Thou Art / You'll See / Daydream Believer / Up to The Mountain / Amazing Grace / Who I was Born to Be / Proud / The End of the World / Silent Night.

Par SoF76 - Publié dans : 4 étoiles - Communauté : webzine musical
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 11:54



Graphiquement, la pochette de ce CD est intéréssante, je dirais même attirante. En noir et blanc, un micro old style dans la main, Seal prend une pose qui colle bien avec le titre de l'album. Mais un CD, c'est avant tout de la musique, alors passons sur le livret qui, en dehors de la cover, n'a franchement rien de passionnant.
La musique donc. Un album de reprises est toujours un exercice casse gueule. Même si l'on essaye de ne pas comparer avec les originaux, on ne peut s'en empêcher. A ce petit jeu, un constat : les VO restent sans conteste supérieures aux versions que nous livre Seal.
Pourtant, je m'étais mise dans les meilleures conditions pour écouter ce CD. Lumières tamisées, un petit verre dans la main, confortablement installée dans un fauteuil tout mou. Les oreilles grandes ouvertes pour me délecter d'un album soul... qui n'a rien de soul en fait. Seal reprend des standards, un peu à sa sauce mais pas trop. Et voilà le problème ! Lorsqu'on veut faire un album de reprises, il faut tout de même y amener un minimum sa touche personnelle. Et ce n'est pas vraiment le cas.
Allez, tout n'est pas à jeter dans cet album, loin de là. J'avoue une faiblesse (ou plutôt un amour imodéré) pour I've been loving you too long. Une chanson merveilleuse à l'origine qui est plutôt bien reprise. Pour le coup, je l'écouterais en boucle dans ma voiture, histoire de rester zen dans les embouteillages. Ensuite, ben c'est une question de goût quoi. Quand on n'aime pas les originaux de Here I am ou Knock on wood, difficile d'apprécier ces versions pseudo modernes. Stand by me, énième version, reste une belle chanson malgré tout.
L'écoute de l'album n'est pas désagréable, loin de là. Mais c'est tellement loin de ce que l'ont pouvait attendre. Une belle occasion manquée mais un disque qui tient quand même la route, ne faisons pas trop la fine bouche.

Track list :
A change is gonna come / I can't stand the rain / It's a man man's world / Here I am / I've been loving you too long / It's alright / If you don't know me by now / Knock on wood / I'm still in love with you / Free / Stand by me / People get ready

Par Steph - Publié dans : 3 étoiles 1/2 - Communauté : webzine musical
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 10:12





Joan Baez entre dans une catégorie très restreinte d'artistes. Ceux dont on peut acheter les nouveaux albums les yeux fermés, sans écoute préalable : ce sera forcément bon.
L'album Day after tomorrow est, comme attendu, une petite merveille. Toujours le même registre un peu folk, avec des textes qui ont du sens et des guitares toujours aussi maîtrisées.

En ouverture, God is God plante le décor avec un texte universel. Une foi que l'on retrouve dans Rose of Sharon. Comme Joan Baez l'explique sur scène, avec les années, sa voix est devenu plus grave. Ce n'est que pour mieux interpréter des textes que l'on ressent comme très personnels.
Scarlet Tide (non rien à voir avec Autant en emporte le vent) aborde un sujet grave, la guerre. On peut ne pas adhérer, mais la simplicité des mots et de l'interprétation font éclater tous les préjugés. L'émotion de Henry Russell's Last Words ne peut laisser indifférent, pas plus que la douceur de Mary. Pas besoin de partager cette foi religieuse pour que les frissons vous envahissent.

Que dire sur cet album qui se referme sur Jericho Road, un peu plus rythmé que l'ensemble tout en étant très dépouillé, quasiment a capella ? Simplement qu'il est indispensable à tous ceux qui n'ont pas encore la chance de connaître Joan Baez. Incontournable. Même s'il ne dispense pas de s'intéresser également à l'intégralité de sa carrière.

PS : Joan Baez fait étape en ce moment en France. Si vous êtes près d'Amiens (ce soir), Rodez, Montpellier, Nantes ou Tours, ne la ratez pas !


Track list
God is God / Rose of Sharon / Scarlet Tide / Day after tomorrow / Henry Russell's last words / I am a wanderer / Mary / Requiem / The lower Road / Jericho Road.

Par SoF76 - Publié dans : 5 étoiles - Communauté : Toutes les musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander

Présentation

  • : Charte adoptée par les blogueurs de Poplar Tunes : "Je n'ai pas de formation musicale, je ne suis diplômé d'aucun conservatoire... mais comme tout le monde, j'ai deux oreilles. Qui n'aiment pas être martyrisées ! Ce blog ne reflète que mon humble opinion, c'est tout ;-)"

  • Flux RSS des articles

Poplar Tunes sur Facebook

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus